« Ici en Israël, si tu n’as pas échoué on se dit que quelque chose ne tourne pas rond chez toi » me dit l’autre jour un grand-père israélien, au square, alors que mes enfants jouaient avec son petit-fils.

Cette phrase, que j’avais déjà entendue ici sous diverses variantes, me fascine. Quel contraste avec la France, où l’idée d’un possible échec suscite avant tout une crainte immense et provoque très souvent blocage et immobilité!

Je me suis demandé d’où venait cette différence, et ai décidé de partager mes réflexions avec toi.

Une question de culture et d’éducation?

Mon constat, depuis deux ans que je vis ici, est le suivant: alors qu’en France l’éducation pointe du doigt les échecs, à coup de points en moins et de mauvaises notes, en Israël les enfants sont invités à identifier leurs points forts et leurs points faibles, encouragés dans leurs progrès et valorisés dès le plus jeune âge (fin juin, mon fils a eu son diplôme de fin de maternelle, avec cérémonie et chapeau à l’appui!).

Alors qu’en France, il faudrait avoir de bonnes notes partout pour réussir, en Israël la réussite passe d’avantage par la capacité à créer du lien social et à vivre en communauté. Alors qu’en France, l’apprentissage passe par la capacité à réciter des leçons apprises par coeur, en Israël on estime que c’est en tombant qu’on apprend.

Et cela reste vrai après l’école: si Israël, petit pays d’à peine 8 millions d’habitants, a réussi à se hisser au rang de « start-up nation », c’est parce que les Israéliens n’ont pas peur de prendre de risques. Ils savent qu’un échec n’est pas une fin en soi, que cela ne les empêchera pas de se relever et d’essayer encore, qu’il y a là de quoi apprendre et qu’ils en ressortiront plus forts!

Cet état d’esprit est sans doute notamment lié au contexte historique et géopolitique. A l’histoire du peuple juif, qui a dû au cours de l’histoire faire preuve d’une grande résilience, et aux guerres successives qui ont frappé lsraël depuis sa création: l’existence même de son pays étant menacée, un Israélien ne sait jamais trop de quoi demain sera fait… alors il ne perd pas de temps, il vit à fond, il essaye et tant pis si ça ne marche pas!

En France, un entrepreneur qui échoue une fois sait qu’on ne lui donnera pas de seconde chance, qu’il lui sera très difficile de trouver des financements pour un nouveau projet. Alors évidemment, il est difficile dans ce contexte d’oser se lancer…

Une question d’état d’esprit?

Cette peur de se lancer, que je vois souvent chez mes amis comme chez mes clients et que je connais bien moi-même, n’est rien de plus qu’une croyance extrêmement limitante qui se met en travers de ton chemin, qui t’empêche d’accéder à tes rêves.

Et la bonne nouvelle, c’est qu’une croyance limitante, ça se dépasse, ça se transforme!

Cette comparaison entre Israël et la France montre bien qu’il est possible d’avoir un état d’esprit totalement « empowering » concernant la prise de risque et l’échec. Alors pour adopter cet état d’esprit, à toi de jouer! Prends ton journal (ou une feuille) et un stylo et réponds aux questions qui suivent:

  1. Quelles sont tes croyances concernant l’échec? Liste vraiment tout ce qui te vient à l’esprit quand tu penses au risque et à l’échec. Prends ton temps: c’est important!
  2. Parmi ces croyances, lesquelles te paraissent limitantes (elles t’empêchent d’avancer), et lesquelles sont plutôt aidantes?
  3. Quel impact ces croyances ont-elles sur toi, sur ton comportement et sur ta façon de voir le monde?
  4. Quel impact ces croyances ont-elles sur ta capacité à rêver, à ouvrir le champ des possibles, à t’épanouir?
  5. Comment te sens-tu dans ta situation actuelle: quels ressentis ces croyances font-elles émerger?
  6. Connais-tu quelqu’un qui se comporte comme tu aimerais pouvoir te comporter face à la prise de risque ou à l’échec? Si oui, selon toi, quelles sont ses croyances?
  7. Par quelles croyances aidantes aimerais-tu pouvoir remplacer tes croyances limitantes? Pour chacune des croyances limitantes que tu as identifiées, écris en une phrase une croyance aidante par laquelle tu peux la remplacer. Par exemple si tu as une croyance telle que « l’échec mène à l’humiliation et au rejet », tu peux la remplacer par « l’échec mène à l’apprentissage et au progrès ».
  8. Comment te sentirais-tu si tu parvenais à intégrer ces nouvelles croyances?

Si le sujet te parle mais tu viens de lire ces lignes en diagonale parce que là, tout de suite, tu n’as pas le temps de faire l’exercice, bloque-toi dès maintenant un créneau d’une demi-heure pour le faire plus tard!

Maintenant, il n’y a plus qu’à!

Il ne te reste plus qu’à adopter les nouvelles croyances identifiées dans la question 7 pour te sentir plus fort.e face à ta peur de l’échec…« Plus facile à dire qu’à faire », tu vas me dire! Oui, c’est sûr que ça demande un peu de travail et de force de conviction, mais je ne vais pas te laisser comme ça, sans te donner quelques pistes pour y arriver!

Voici mes quelques conseils pour changer petit à petit d’état d’esprit:

1. Adopte la post-it attitude

La première chose que je t’encourage à faire, c’est noter sur des post-its les nouvelles croyances que tu souhaites adopter et les coller à un endroit où tu es sûr.e de regarder au moins une fois par jour (ton frigo, ton miroir, ta porte d’entrée, ton écran d’ordinateur, les cloisons de ton bureau…ou tous ces endroits à la fois!). Lis-les attentivement dès que tu passes devant et laisse le temps à votre esprit de les intégrer.

Tu peux compléter ces phrases par des citations sur le sujet. En voici deux exemples parmi d’autres, de Nelson Mandela: « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. » et « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois. »

Il faut en moyenne un bon mois pour que ça rentre!

2. Trouve un role model 

Identifie dans ton entourage quelqu’un qui te semble adopter les croyances aidantes que tu souhaites intégrer et rapproche-toi de lui/elle.

Observe, questionne, sois curieux.se, apprends. N’hésite pas à lui demander de l’aide, même si cela t’oblige à te montrer vulnérable!

3. Lis, prends le sujet au sérieux

Il existe de nombreux livres sur le sujet: fais un tour au rayon développement personnel de ta librairie préférée, feuillette et choisis le livre qui t’appelle le plus.

De mon côté, j’ai lu l’ouvrage de Charles Pépin « Les vertus de l’échec » et cela m’a énormément aidée à comprendre et à changer d’état d’esprit. Je te le recommande très vivement!

4. Essaye

Prends des risques, et échoue: c’est le seul moyen de te prouver à toi-même que tu n’en mourras pas!

Commence par de tout petits risques, minuscules, riquiquis. Des risquounets qui ne t’engagent pas à grand chose mais qui te font quand même sortir de ta zone de confort.

Puis, petit à petit, entraîne-toi à prendre des risques un peu plus grands, encore plus grands, beaucoup plus grands… sors complètement de ta zone de confort et vois où cela te mène!

Note toutes ces prises de risque dans ton journal et listes-en les conséquences, positives comme négatives.

Et pour t’encourager dans la prise de risque, fixe-toi un objectif en nombre d’échecs. Le nombre d’échecs obtenus sera proportionnel au nombre de tentatives, et donc au nombre de réussites… c’est là la clé du succès!

Alors: quel est le petit risque riquiqui que tu vas prendre aujourd’hui? Et demain?

Ce sujet te parle? Partage tes réflexions avec nous dans les commentaires!

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