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Hello,

Ici en Israël, nous sommes dans une période très particulière de l’année juive. Il s’agit des 10 jours qui séparent Rosh Hashanah (le nouvel an) de Yom Kippour (jour du grand pardon), « les 10 jours de pénitence ».

Je ne suis pas très pratiquante, mais je m’intéresse beaucoup au judaïsme car c’est une culture qui invite en permanence au développement personnel et à la remise en question. Chaque extrait de la Torah a ainsi été commenté durant des millénaires pour en tirer, entre autres, des enseignements sur notre vie intérieure et sur la manière dont chacun.e peut s’améliorer en tant qu’homme ou femme, l’objectif étant de s’élever spirituellement pour devenir chaque jour une meilleure personne.

Or, le début de l’année juive est la période d’introspection par excellence. Une période durant laquelle nous ne nous contentons pas de contempler l’année à venir et de faire des projets, mais nous regardons également avec attention l’année qui vient de s’écouler pour faire le tri entre les moments où nous avons été bons et les moments où nous avons été…moins bons. Non pas pour se blâmer, mais pour pouvoir s’améliorer l’année suivante.

Pour passer sereinement à la nouvelle année, il ne suffit pas de prendre conscience des fautes commises, il s’agit également de demander pardon… et de pardonner.

Et c’est la partie la plus difficile! Pardonner aux autres, mais aussi se pardonner à soi-même et même pardonner à D.ieu (à la Vie/à l’Univers/au Grand Horloger…).

Demander pardon

Demander pardon, c’est reconnaître ses erreurs et par là accepter de ne pas être parfait. C’est également faire preuve d’empathie envers celui que l’on a blessé et admettre que nos actes peuvent avoir des conséquences sur l’autre. C’est approcher cet autre avec humilité, et exprimer des regrets vis-à-vis de la tournure qu’ont pris les événements et des conséquences sur la relation.

Il faut pour cela beaucoup de courage! Cela n’efface pas toujours la blessure, mais cela permet d’apaiser les relations, de « faire la paix » avec l’autre, comme lorsque nous étions petit.e.s.

Pardonner

Pardonner demande de se libérer de l’ego.

Cela requiert là encore humilité, amour et empathie. Pour pardonner, on n’a pas le choix: il faut lâcher prise sur l’envie de montrer que l’on a raison, qu’on est le plus fort, qu’on ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Il s’agit avant tout d’un travail intérieur, qui permet de se sentir libéré.e, plus léger.e, en paix avec les autres et avec soi-même.

Se pardonner à soi-même

Et qu’en est-il du pardon à soi-même? Le principe est le même!

Parce qu’il nous arrive de nous décevoir, d’agir en désaccord avec nos principes et nos valeurs, de nous trahir. Parce que le plus souvent, lorsque cela arrive, nous culpabilisons, nous ruminons, nous sommes blessé.e.s.

C’est pour ces blessures-là que cela vaut la peine de nous regarder dans le miroir, droit dans les yeux, de nous demander pardon et de nous pardonner.

Pardonner à l’Univers

Enfin, pardonner à l’Univers, c’est « tout simplement » accepter les choses telles qu’elles sont.

Accepter que tout ne soit pas comme nous l’avions prévu, savoir reconnaître le côté positif des événements qui, a priori, nous paraissent dirigés contre nous et exprimer de la gratitude à leur égard.

C’est aussi ouvrir son coeur, reprendre confiance en la vie et se rendre compte qu’au bout du compte, les événements s’enchaînent de la meilleure façon possible.

Dansla tradition juive, on dit qu’à cette période, D.ieu juge et décide de qui sera inscrit dans le livre de la vie et de qui, au contraire, sera inscrit dans le livre de la mort pour l’année à venir. Or, le ressentiment, la haine et la culpabilité rongent et mènent petit à petit à une mort intérieure, à la mort de l’âme.

Demander pardon et pardonner, c’est se libérer de ces ressentis pour laisser à nouveau place à la lumière, à l’amour, à la joie et par conséquent à la vie!

Alors, à qui aimerais-tu avoir le courage de demander pardon en ce début d’année?

A qui aurais-tu besoin de pardonner?

En quoi cela est-il important pour toi?

Qu’est-ce qui pourrait te retenir de le faire?

Comment te sentirais-tu si tu y parvenais malgré tout?

Qu’est-ce que cela rendrait possible pour toi pour cette nouvelle année?

N’hésite pas à partager tes réflexions avec moi, dans les commentaires ou via le formulaire de contact si c’est trop intime pour être rendu public: cela me fait toujours plaisir d’échanger avec mes lecteurs/trices!

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Bonne journée et shana tova oumetouka (que cette année soit douce et bonne) !

Julie

cof

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