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Hello,

Alors que je redescendais hier de la montagne vosgienne où j’ai passé quelques semaines en famille et entre amis, je percevais en moi les signes d’une douce mélancolie. Pas pressée pour un sou de regagner la vallée, je roulai le plus lentement possible, m’arrêtant à chaque point de vue pour admirer le paysage pastoral et m’imprégner encore un peu des odeurs de forêts et de prés que j’adore.

L’Alsace, ma terre natale, la région dans laquelle j’ai grandi, les forêts où je me suis promenée tant de fois lorsque j’étais enfant. Y revenir m’a toujours secouée, et cette fois encore je n’ai pas échappé au cocktail d’émotions lié pour moi à Strasbourg et sa région. Joie de retrouver famille et amis, amour de la nature et des moments passés ensemble, mélancolie d’une époque où tout était si simple, désir d’y revenir pour y retrouver la sécurité d’antan, mais aussi peur en constatant que mes croyances limitantes peuvent revenir si facilement dans mon esprit.

Pour ne pas me laisser submerger par ces émotions et les gérer en toute sérénité, j’ai adopté un certain nombre d’outils que je souhaite partager avec toi dans cet article.

 

1. Le plus important: honorer chaque émotion, quelle qu’elle soit!

Culturellement, nous avons l’habitude de classifier les émotions en deux groupes, les émotions dites « positives » (joie, amour, paix, plaisir, etc.) et les émotions dites « négatives » (tristesse, colère, angoisse, peur, etc.).

Le souci avec cette conception est que nous avons tendance à rejeter les émotions que nous considérons indésirables, en les ignorant ou en les supprimant à l’aide de substances inhibantes (alcool ou drogue dans les cas extrêmes, mais pour certains ce sera chocolat et sucres en tous genres), ou de toute activité qui procurera un plaisir immédiat et permettra ainsi d’oublier la peine ressentie.

Or, comme l’explique si bien la psychologue Susan David dans la conférence TED que j’ai postée cette semaine sur ma page Facebook, l’émotion fait partie de l’expérience humaine et chaque émotion est en réalité positive en ce qu’elle nous communique un message.

En effet, chaque émotion nous aide à mieux nous comprendre, à identifier nos valeurs et nos besoins. C’est d’ailleurs le principe clé de la communication non violente, qui nous invite à reconnaître, chez soi comme chez son interlocuteur, l’émotion comme la communication d’un besoin fondamental (comblé dans le cas d’une émotion dite « positive » ou bafoué dans le cas d’une émotion dite « négative »).

La clé pour plus de sérénité est ainsi d’accepter et d’honorer chacune de tes émotions pour ce qu’elle est. De ne pas culpabiliser de ressentir de la haine ou de la colère : tu les ressens, c’est tout, c’est comme ça et c’est simplement parce que l’une de tes valeurs ou l’un de tes besoins a été mis(e) à mal. A toi d’identifier le ou la quel(le)!

 

2. Se connecter à l’émotion et l’exprimer

Une fois que tu as identifié et honoré la présence de ton émotion, reste un peu avec elle.

S’il s’agit d’une émotion difficile, tu auras sans doute envie de l’évacuer au plus vite et de passer à autre chose. Or il peut aussi être bon de prendre un peu de temps pour l’explorer, pour mettre des mots sur les maux, en écrivant dans ton journal par exemple. Cela peut t’aider à comprendre ce qui se passe, et à l’exprimer, au sens premier du terme (définition du Littré: « extraire la liqueur de certaines choses en les pressant »).

Tu peux commencer par écrire tout ce qui te passe par la tête, sans te censurer ni te juger. Tu peux également te concentrer sur ce qui se passe à l’intérieur de toi, les manifestations physiques de ton émotion (où elle se place dans ton corps, quelles sensations cela provoque à cet endroit, quelle métaphore pourrait décrire ce qui se passe… Peut-être lui attribueras-tu même une couleur ou une odeur?). Tu peux également l’exprimer et la décrire par le dessin ou la peinture.

Cela te permettra également d’évacuer et de passer à autre chose, mais sans réprimer, sans résister, et c’est ce qui fera toute la différence.

Et si tu préfères utiliser le mouvement, tu peux arriver au même résultat en mettant une musique et en dansant avec cette émotion. Dans la pratique du Qoya, nous appelons cela la « shadow dance » ou danse de l’ombre. C’est une autre façon d’honorer et d’exprimer cette émotion. Danser avec elle, mais surtout la danser, se connecter à ce que tu ressens tout au fond de toi, sans intellectualiser ni qualifier, et laisser ton corps exprimer ce qui se passe par le mouvement.

 

3. Utiliser l’énergie qui bouillonne en toi de manière constructive

E-motion, ou « energy in motion »? (Dans la langue de Molière: « de l’énergie en mouvement ».)

En effet, si l’on extrait l’essence de cette émotion qui nous traverse, c’est bien d’énergie dont il s’agit. Une énergie qui se manifeste d’une certaine manière et qui fait naître certaines pensées.

Une autre façon de gérer cette émotion est ainsi de prendre le contrôle, non pas sur l’énergie elle-même, mais sur l’impact qu’elle va avoir sur nos pensées et sur nos actes. Car une pensée n’est rien de plus qu’une pensée, mais elle peut avoir un impact important sur nos actions!

Cela commence par mettre un terme à la spirale négative dans laquelle certaines émotions peuvent parfois nous entraîner. Tu sais, ce moment où un tout petit truc comme une chaussette qui traîne par terre, une rayure sur ta voiture ou cinq minutes de retard de ton ami.e à votre rendez-vous peut t’amener à des généralisations aux conséquences ravageuses (« c’est toujours pareil avec lui/elle », « je suis vraiment trop nul.le/con.ne », etc.). Si cela t’arrive, commence par revenir à la réalité objective et par reconnaître les pensées pour ce qu’elles sont: une manifestation de l’esprit, sans lien immédiat avec la réalité de l’instant présent.

Maintenant que tu as honoré ton émotion, identifié les valeurs et besoins qu’elle manifeste et mis le doigt sur l’impact qu’elle a sur toi, aussi bien sur tes sensations physiques que sur tes pensées, tu peux passer à l’action: utiliser cette énergie qui bouillonne en toi et créer!

Trouver des solutions, créer des outils, avoir une discussion constructive avec quelqu’un, réfléchir à un projet, bref: agir pour honorer les besoins et les valeurs qui ont été bafoués.

Cela peut aussi être le bon moment pour créer une oeuvre artistique ou musicale, ou pour écrire un poème.

 

4. Prendre soin de toi et te rappeler que cet état est passager

Larmes, fatigue, difficulté à se concentrer… il est parfois difficile de reprendre une activité « normale » après avoir vécu une forte émotion. Plutôt que de me forcer tout en sachant que cela sera inefficace, j’ai décidé de voir toutes ces conséquences des émotions fortes comme autant d’appels à prendre soin de soi!

Faire une pause pour prendre du recul sur ce qui se passe en toi, réfléchir, honorer et/ou exprimer tes émotions est déjà une manière de prendre soin de toi, mais dans certains cas, cela peut être insuffisant pour retrouver la sérénité.

Dans ce cas, fais-toi du bien!

Tu connais mieux que personne les outils bien-être qui t’aident dans les situations difficiles. Pour certain.e.s ce sera aller faire une promenade ou prendre un bain, pour d’autres caresser un animal de compagnie ou embrasser quelqu’un, et pour d’autres encore aller se faire masser ou voir un.e ami.e.

Pour éviter d’être pris.e au dépourvu, dresse dès à présent une liste de ce qui te fait du bien: tu pourras y jeter un oeil et puiser dedans lorsque tu en auras besoin!

Et parce que tes astuces pourraient peut-être inspirer d’autres lecteurs, partage ta liste avec nous dans les commentaires.

Mais surtout, rappelle-toi en toutes circonstances que ton état émotionnel est passager: cela aussi passera (« this too shall pass », « גם זה יעבור »). Ce n’est qu’une question de temps! (Si cela peut t’aider, tu peux écrire ce mantra sur un post-it et y revenir lorsque tu en as besoin). 

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Bravo !

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