Hello,

Aujourd’hui, je vais te parler de quelque chose d’un peu intime, et en même temps de totalement commun pour nous les femmes: je vais te parler des cycles menstruels. Enfin des règles, quoi!

J’ai eu mes premières règles à 11 ans. Je m’en rappelle très bien: j’étais l’une des premières dans ma classe, sinon la première, et je n’ai absolument pas compris ce qui m’arrivait. Pendant mes premières années de puberté, j’ai intégré une image plutôt honteuse et sale de ce sang qui coulait chaque mois de mes organes intimes que je ne savais même pas nommer. Je me suis énervée contre le classique « t’es de mauvais poil, t’as tes règles ou quoi ? » et j’ai mis un certain temps à passer des serviettes hygiéniques aux tampons (avec applicateur, bien sûr) par dégoût à l’idée de mettre quelque chose dans mon vagin, et avec mes doigts en plus (non mais ça ne va pas??!!).

Je n’avais aucune conscience de mon corps ni de mes cycles, et je subissais la chose en me demandant bien pourquoi nous les femmes ont devait subir tout ça: le sang, les douleurs, les humeurs et la gêne qui va avec.

Puis j’ai pris la pilule. Pendant 10 ans. Ca m’a permis d’anticiper, de gérer, et ça m’a donné le sentiment de contrôler au lieu de subir.

Puis j’ai arrêté la pilule. Pour avoir un enfant. Et là, je suis entrée sans le savoir dans une nouvelle phase de découverte de moi et de mon fonctionnement. A force de syndrome pré-menstruel (« SPM », qui chez moi se manifeste essentiellement par un moral dans les chaussettes accompagné parfois de maux de tête) et de grands-huit émotionnels sur une base bi-mensuelle ( « wahooouuuu, je suis super en forme, je peux déplacer des montaaaagnes!!!! » …« Argh, tout est dur, la planète s’effondre, je suis désespérée »), j’ai commencé à prendre conscience de mes cycles.

Et je me suis rendue compte que pendant 10 ans, les dix années les plus importantes de ma vie en terme de construction de personnalité, j’avais complètement inhibé, à force de petits comprimés, l’essence de mon identité: ma féminité et le côté cyclique qui va avec. 

J’ai réappris à fonctionner avec mon corps de femme. Cette période coïncidait avec ma découverte du Qoya, puis avec mes grossesses. Je me sentais complètement moi, entière, connectée à ma féminité. Et lorsque le choix d’une contraception s’est à nouveau présenté, je n’ai pas voulu inhiber tout cela à nouveau.

Ca aurait été plus facile pourtant: pour être toujours la même, toujours efficace de la même manière et toujours plus ou moins avec la même énergie. Mais durant ces quelques années sans pilule, je suis tombée amoureuse de moi-même, avec mes forces et mes faiblesses, mes nuages de bonheur et mes pétages de plomb, et je n’avais pas envie de m’abandonner à nouveau.

En revanche, pour tenir bon la vague et le vent, il fallait que je comprenne bien mon fonctionnement et que je trouve comment m’appuyer sur mes cycles pour donner le meilleur de moi-même à chaque instant. C’est pour cette raison que j’ai commencé à les suivre et à les noter dans un calendrier.

Je t’explique dans cet article pourquoi suivre tes cycles t’aidera toi aussi à naviguer avec plus de fluidité sur l’océan de la vie et à libérer tout ton potentiel.

Raison #1: La compréhension et l’acceptation de soi

En notant ton état d’esprit chaque jour, ainsi que ton humeur et les éventuels petits maux que tu peux ressentir, tu commenceras sans doute à repérer des schémas de fonctionnement qui se répètent chaque mois.

Car ne nous voilons pas la face, ce fameux « t’es de mauvais poil, t’as tes règles ou quoi? » qui nous vexait tellement à l’adolescence (enfin moi, en tous cas!), il a un fond de vérité (enfin pour moi, en tous cas!).

Ce qui a changé c’est que maintenant je n’en ai plus honte. C’est vrai, c’est comme ça, et ça fait partie de moi. Il y a des jours où j’ai envie de mordre tout le monde, mon mari les appelle « mes jours grotte » (comprendre les jours où il me laisse en toute bienveillance me retirer dans ma caverne pour être un peu seule avec moi-même), et j’ai progressivement appris à les apprécier pour ce qu’ils sont.

Suivre tes cycles t’aidera à prendre conscience de ton fonctionnement, et lier ton état d’esprit et tes ressentis à l’essence même de ton identité de femme t’aidera à prendre du recul et à les accepter, sans t’auto-saboter.

Raison #2: La confiance en soi, et en la vie

Je sais maintenant que deux semaines après ma phase « down » j’ai une phase « up ».

Donc quand je suis au bout du rouleau, avec mon moral dans les chaussettes, je regarde mon calendrier et je réalise généralement que tout cela est tout à fait normal puisque je suis à quelques jours de mes menstruations.

Cela me permet de lâcher prise, puisque je sais que ça va bientôt passer et que tout ce que j’ai à faire c’est me bichonner durant ces quelques jours où mon corps en a besoin. J’ai même mon petit rituel yoga cocooning pour le SPM avec Ariane de Yogacoaching: je le réserve pour le jour où vraiment j’ai besoin de me faire du bien, jour que j’attends du coup avec impatience !

Cela me permet aussi de garder confiance et de ne pas me sentir désespérée (oui, tu sais, parce que le monde est entrain de s’effondrer), puisque je sais que deux semaines plus tard j’aurai ma phase « up » et je serai capable de déplacer des montagnes.

D’ailleurs, pourquoi ne dit-on jamais: « wouah, t’es en forme toi! Tu ne serais pas entrain d’ovuler par hasard? » 😉

Raison #3: La puissance d’une femme en phase avec sa féminité

La troisième raison est la plus puissante, et elle découle des deux précédentes.

Prendre conscience de ton fonctionnement et de ton cycle te permettra de t’appuyer dessus pour libérer tout ton potentiel, au lieu de le subir.

Nous ne sommes pas linéaires et performantes de la même manière 100% du temps comme nos amis les hommes, c’est un fait. Mais c’est loin d’être un handicap!

Lorsque tu sauras exactement quels sont tes besoins et dans quel état tu es durant chaque phase de ton cycle, tu pourras utiliser ce dernier en conscience et mobiliser les bonnes ressources au bon moment pour un maximum de sérénité et de productivité.

Tu sauras à quel moment il sera temps de prendre soin de toi, de te ressourcer, de te recentrer et de laisser place à ta créativité, et à quel moment il sera temps de t’ouvrir aux autres, de développer tes projets et de carburer.

En d’autres termes, pendant tes règles tu ne te diras plus « je suis nulle, je n’arrive à rien, je ne vaux rien », mais « quelles montagnes vais-je déplacer dans deux semaines? »

Tu pourras prendre ces éléments en compte lorsque tu planifieras tes activités, ce qui t’évitera d’être à contre-courant et de lutter contre toi-même.

Pour ma part, j’essaye de planifier mes rendez-vous importants ou mes ateliers plutôt en milieu de cycle, lorsque je suis en forme et rayonnante, et je réserve l’écriture des articles et les réflexions sur le développement de mon business pour les phases où je suis plus connectée à moi, à mon intuition et à ma créativité (la période avant et pendant les règles).

Pour que tu puisses toi aussi commencer à suivre tes cycles et à les intégrer dans ton calendrier, je te conseille de télécharger une application sur ton téléphone mobile. Il y en a plusieurs, à toi de voir laquelle te convient le mieux. Certaines te permettent aussi d’écrire tes émotions et les éventuels troubles physiques que tu peux ressentir (maux de tête, maux de ventre, etc.), et la mienne dispose même d’un code secret pour éviter que n’importe qui ne puisse accéder à ces informations hautement confidentielles à ton sujet.

Et parce que tout ceci n’est pas infaillible, tu seras parfois dans une phase « up » ou « down » sans que tu puisses trouver le lien avec ton cycle féminin. Ces jours-là je t’invite à observer les cycles de la nature! La lune, les saisons… Il y a toujours une explication quelque part. Mais ça, ce sera pour un autre article 🙂

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Bravo !

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